Adieu saucisson

tile.jpgJ’ai eu une enfance très heureuse pour tout vous dire. J’ai grandi au fin fond de la campagne auvergnate, entourée d’ânes, de vaches, de chats et d’oiseaux . J’ai fait pendant longtemps de l’équitation et je soutenais activement WWF et l’ASPAS du haut de mes treize ans. Je n’étais pas très fan de viande et parfois lorsqu’on me demandait si je voulais mon poulet « avec ou sans peau », j’avais des nausées.
Aujourd’hui j’ai décidé de devenir végétarienne, pour moi, pour la petite Aline qui courait les bois et pour les autres.

Pit
Pour ma santé

Pour ne rien vous cacher, j’ai toujours eu conscience de la souffrance animale. J’ai vu un mouton se faire égorger vivant pour le méchoui annuel de mon village et je n’ai pas aimé ça du tout. En Licence, notre professeure de civilisation américaine, nous a montré le film Food Inc. et je n’ai pas aimé ça non plus.
Pourtant, l’idée d’enfin sauter le pas vers un régime végétarien est d’abord venu d’une nécessité de mieux manger. Comme vous avez dû le constater sur ce blog, je remets sérieusement en question mes habitudes alimentaires depuis quelques années. Au fil de mes recherches, j’ai découvert que les animaux étaient gavés aux hormones et aux antibiotiques dans le but de les faire grandir plus vite et pour éradiquer les risques de contraction de virus dûs aux conditions insalubres dans lesquels ils sont élevés. On passe ensuite la viande à la javel, histoire d’être sûr qu’aucune infection ne demeure. J’ai compris que les animaux étaient exécutés dans un état de stress énorme et je me suis dit que ça devait se retrouver dans la viande que je mangeais. Je ne mentionne pas la quantité de pus que l’on retrouve dans le lait de vache. Ah, si, je viens tout juste de le faire.

J’avais déjà pu remarquer qu’après un repas contenant de la viande, je ne me sentais pas des plus énergique. On m’a toujours dit qu’il était normale que la digestion nous assomme. Depuis que je ne mange plus de viande, je n’ai plus ce problème là. Sans vous mentir, j’ai même de l’énergie en permanence, sans ces fameux coups de barre.

Enfin j’ai feuilleter le Rapport Campbell qui démontre sur 40 ans d’études les relations entre la consommation de viande et des maladies comme le cancer, l’ostéoporose, le diabète. Les origines de l’épidémie de vache folle m’ont parut bien moins obscures.

Je me suis alors dit que je n’étais pas forcément partante pour ingérer des tonnes de composants chimiques et d’infections sans qu’on me demande mon avis.

lisa_the_vegetarian_largePour celles des autres

Je me suis mise ensuite à chercher des témoignages qui me conforteraient dans mon choix. J’ai regardé d’abord des vidéos de youtubeuses françaises, américaines et britanniques. J’ai en particulier découvert Georgia, une jeune femme admirable qui met en pratique ses convictions et qui les partage avec sincérité. J’ai lu des articles sur le sujet et j’ai découvert qu’un nombre croissant de personnes adoptaient ce régime pour une question d’éthique. Pour finir de me convaincre, j’ai regardé le documentaire Earthlings (Terriens en français) qui est narré par Joaquin Phoenix. Il dresse l’inventaire des traitements infligés aux animaux par l’homme. Earthlings ne montre pas que des animaux sauvagement battus, égorgés et maltraités pour leur viande. Il montre aussi ce qui arrive aux animaux domestiques, aux animaux exploités pour leur lait, leur fourrure ou pour nos cosmétiques.

J’ai ensuite regardé la conférence de Gary Yourofsky appelé Le discours le plus important de votre vie. Il a apporté des réponses à de nombreuses questions que je me posais à la fois sur l’impact sanitaire et environnementale de la production de masse. Il aborde aussi le fait que nous sommes physiologiquement conditionnés à être herbivores et non carnivores ou omnivores. Je ne vais pas vous mettre d’images choquantes sur cette article car mon but n’est pas moralisateur. Je vous invite tout de même à jeter un œil à ce deux vidéos à titre informatif. De cette façon, vous saurez ce que vous avez actuellement dans l’estomac.

pyramide-alimentaire-vegetalienne-vegetarienPas de regrets ?

Pas du tout, c’est un choix qui me semble plutôt évident à vrai dire.
C’est bon pour ma santé et en accord avec mes valeurs. Je n’ai pas peur de faire face aux provocations que je vais surement recevoir ou aux regards condescendants ou excédés. C’est une décision qui m’est personnelle. J’ai toujours aimé faire des doigts d’honneur à la société de consommation de toute façon. Je suis sereine quand à ce choix de vie. Il colle parfaitement avec le long processus que nous sommes tous entrain d’opérer : savoir qui nous sommes. Je sais maintenant que mon existence ne cause pas de souffrance, ni pour mon corps, ni pour d’autres espèces doté de conscience et ni pour la planète qui nous fourni déjà tout ce dont nous avons besoin.

Vegetarian

Adieu saucisson, adieu kebab, pizza pepperoni, adieu jambon de pays, adieu raclette, au revoir foie gras aux figues. Je vous quitte le cœur léger.

2 réflexions sur “Adieu saucisson

  1. Je comprends tout à fait ta volonté de changer de régime, plusieurs personnes autour de moi sont également végétariennes.
    Par contre, je ne peux pas me passer de viande, déjà parce que j’aime beaucoup ça, et en plus j’ai tellement d’intolérances alimentaires qu’il m’est impossible de faire une crois dessus (surtout que je ne peux pas manger de tofu ou autres protéines de substitut de viande animale).
    Après, je bouffe bio, mais sans viande, je suis mal ^^

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